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DÉMÉNAGE ICI.

# Posté le vendredi 15 mai 2009 22:38

Texte/Dialogue : Tiré du film Will Hunting <3 Photo : Pas de grand rapport.

Texte/Dialogue : Tiré du film Will Hunting <3  Photo : Pas de grand rapport.
- On s'paie un instant privilégié entre mecs ?
C'est sympa cet endroit. C'est votre truc les cygnes ou quoi ? C'est un genre de fétichisme, ou j'sais pas, c'est... ça vaut peut-être qu'on passe un moment là-d'ssus ?

- J'ai réfléchi à ce que tu m'avais dit l'autre jour, à propos de ma peinture...

- Ah...

- J'ai passé la moitié d'la nuit à y réfléchir, et puis j'ai eu un flash. Après j'me suis paisiblement endormi, et depuis je n'ai pas pensé à toi...
Tu sais ce que j'ai compris ?

- Non.

- Tu n'es qu'un gosse.
Tu parles sans avoir la moindre idée de ce dont tu parles.

- Merci beaucoup !

- Pas d'quoi.
Tu n'es jamais sorti d'Boston ?

- (...)
Non.

- Si j'te dis de me parler d'art, tu vas me balancer un condensé de tous les livres sur le sujet.
Michel ange ; tu sais plein d"trucs sur lui ? Sur son ½uvre, sur ses choix politiques, sur lui et sur le pape -ses tendances sexuelles, et tout l'bazar quoi !...- Mais j'parie que ce qu'on respire dans la Chapelle Sixteen, son odeur ; tu connais pas. Tu ne peux pas savoir ce que sait que de lever les yeux vers le magnifique plafond.

Tu sais pas.

Si j'te dis d'me parler des femmes, tu vas m'offrir un topo sur les femmes que tu as le plus aimées. Il t'est peut-être même arrivé de baiser, quelques fois... Mais tu ne sauras pas me décrire c'que sait que de se réveiller près d'une femme, et de te sentir vraiment heureux !...

Tu es un coriace.

Si j'te faisais parler d'la guerre, c'est peut-être tout Shakespeare que tu m'citerais : " Une fois de plus sur la brèche mes amis..." Mais tu n'as pas vécu la guerre. Tu n'as pas tenu dans les bras ton meilleur ami. Tu ne l'as pas vu haleter jusqu'au dernier souffle avec un regard qui implore.

Si j'te fais parler d'amour, tu vas probablement me dire un sonnet ; mais tu n'as pas connu de femme(s) devant qui tu t'es senti vulnérable. Une femme qui t'ai étalée d'un simple regard, comme s'il avait été envoyé un ange sur terre, pour toi. Pour t'arracher au profondeur de l'enfer... Et tu n'sais pas c'que c'est qu'd'être son ange à elle, et de savoir que l'amour que tu as pour elle est éternel, et survivra à tout. Même au cancer -et aux nuits passées assis dans une chambre d'hôpital, pendant des mois, en lui tenant la main parce que les médecins ont lu dans tes yeux que tu n'as pas l'intention de te plier aux heures de visite-. Tu ignores ce que c'est de perdre quelqu'un... Parce qu'on ne connait ça que quand on sait aimer, plus qu'on ne s'aime soi-même. Je doute que tu es jamais osé aimer à ce point.

Quand j'te regarde ; ce n'est pas un homme intelligent et solide que je vois. Ce que je vois c'est un gosse culotté, qui meurt de trouille. Mais tu es un génie oui ; ça, personne ne le nie ! Personne ne pourrait comprendre ce qui est au fond de toi ! Mais toi tu présumes que tu sais tout de moi, parce que tu as vu une toile que j'ai peinte ; et ça, ça te permet de disséquer ma vie !?

Tu es orphelin, n'est-ce pas ? Tu crois que je sais quelque chose des difficultés que tu as rencontrées dans la vie, de ce que tu ressens, de ce que tu es... sous prétexte que j'ai lu Oliver Twist ?! Est-ce que ça suffit à te résumer ?! Personnellement, j'en ai vraiment rien à foutre de tout ça, parce que je vais t'dire moi : je n'ai rien à apprendre de toi que je ne lierais pas dans n'importe quel bouquin !...

A moins que tu veuilles me parler de toi. De qui tu es... Là ça m'intéresse, là je suis à toi !...
Mais c'est pas c'que tu veux faire, hein vieux ?

Tu as trop peur de ce que tu pourrais dire...

La balle est dans ton camp.



# Posté le mercredi 18 février 2009 18:22

Modifié le dimanche 10 mai 2009 14:13

Texte écrit pour entre-2-sourires

Texte écrit pour entre-2-sourires
Elle.
Le temps de cette Elle, d'où naitra de ma profonde indigence psychologique : le début de cette passion dangereuse. Chavire ? Bateau ? Chavirant en tout cas ; elle transportait ! Aussi loin que pouvaient tirer l'horizon, la mer, l'étendue ! Enfin vous savez : L'amour. Aimer. Entrainant perte de vue & insatisfaction permanente. Dégoût d'être, dégoût de devenir... L'amour m'aura alors rendue aveugle. Mais rien ne lui était refusable ; c'était comme trahir.
Trahir le fil qu'elle prenait le temps te tisser.
Araignée.
Proies malléables.

Elle.
Aussi présente que discrète. Avide, chercheuse d'or. A la recherche de fragilité. Et un peu ruinés car malheureux ; Nous. Les petits êtres languides & manipulables du début. Repérables à perte de vue, et aussi loin que nous pouvions encore fuir. Mais Elle ; Légère. Voluptueuse. Délicieusement maligne. Elle ne marchait pas, non ; elle volait. C'était son Tout, et son Rien à la fois. C'était cet air désabusé jusqu'à ses plus prodigieux éclats de rire -ne partant jamais dans les mêmes directions-. De surprises en surprises ; c'était des pages.
Les pages qu'on tourne, et qu'on dévore.
Les pages de l'abstinence.
La mort, lente et sinueuse.
Déposée à notre attention dans un de ses élans de légèreté.

Elle.
Le temps de ces larmes. Des sanglots qu'elle ne retenait pas ; pas même devant moi qui n'avait malheureusement pas les bras assez solides pour consoler de tels chagrins. Oui, au pluriel -Une main ne suffisait à les compter ; Nos deux mains.- C'était donner en espérant ne faire qu'un, alors qu'elle, elle multipliait.
Reproduisant ce même schéma sur n'importe quelle proie docile, et domptable. Qui plus est : fragile.
Naissait alors de ces larmes le plus beau de tous les sourires.
Un peu de passion aussi, pour cette fragilité infantile.

Elle.
Trouver refuge dans d'inlassables mensonges. Acquiescer pertinemment, de façon à ne pas détruire davantage ce bout de fillette, dont l'âge surprenait n'importe quel individu loin de se douter du fléau dans lequel nous nous engouffrions, les uns à la suite des autres. L'ombre & la femme. L'enfant & la reine. C'était énoncer ses dires, et lui répondre. C'était parler de pluie, alors que le temps était à son comble. C'était raconter l'histoire de la mort, alors qu'on était là.
Elle en chair, mais en os. Moi en mal, mais en vie.
Suffisance ? Tout...
Tout de cette exulte maladive la remplissait aussi fort qu'elle refusait de se nourrir.
Compenser un besoin par un autre.
La clef de la Condescendance.

Elle.

Laissez-moi maintenant vous parler de sa beauté. Mais est-ce vraiment nécessaire après tout cela ? Belle, oh oui. Au-delà des poèmes, et des chansons. Beaudelaire lui-même n'égalait pas -enfin pas aux yeux de l'indisciplinée aimante : Moi. Non par excellence, mais par soumission-. Elle était d'une beauté rarissime. Des yeux aussi bleus que turquoises. Maquillés de ce vert dont je n'en avais jamais vu de pareil dans les rayons des magasins. Somptueuse, et troublante sous des airs dissimulés, et ainsi éloignés de toute preuve à répercutions. Oui, vraiment c'était la splendeur même. Pourtant ni douce, ni tendre. Mais froide, et glaciale, marquée par le je-ne-sais-quel-chagrin-visible encore. Le vent & la fillette. La maladie, & la malade ; perturbée à l'excès, et étourdie d'adrénaline. Le mal en elle, le mal sur elle ; noué avec les quelques mèches rebelles de ses cheveux. ou bien dans ses barrettes multicolores qui suffisaient à lui rendre l'âme tant désirée.
Mais aussi, et principalement usée par un passé qui l'empêchait de refaire surface.
Réduite à des cendres, avant même de savoir ce qu'était que la mort.
Et pourtant il n'y avait qu'Elle.


Encore éprise de cette passion excessive.

L'Araignée.

Mon Égérie.

Ma source d'inspiration.

# Posté le lundi 16 février 2009 16:51

Modifié le vendredi 08 mai 2009 18:31

Photo : Moi, prise par Cassandra. Texte : Pas de rapport.

 Photo : Moi, prise par Cassandra. Texte : Pas de rapport.
De la douceur, et de la lumière. Elles m'apportent le tout, et le rien à la fois. La tendresse, et l'amour. Le silence, et la résignation. Elles sont ce feu qui brûle les parois intérieures les plus douloureuses.
Les meilleures, les uniques, les plus belles, et les plus magnifiques.

# Posté le dimanche 01 mars 2009 08:49

Modifié le dimanche 03 mai 2009 15:20